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La taupinière

Avec pas d’casque dans le comté du beau Léo

Mélanie Jannard
26 octobre 2012

Un doublé d’Avec pas d’casque dans un club vidéo, puis dans un resto 24 h. C’est ce que nous proposait la première soirée de la cinquième édition du Festival Diapason, un lavallois sûr de lui qui sait quoi faire des préjugés qui l’assaillent : les revirer de bord, solide.

J’avais eu l’excellente idée d’aller me bourrer de Burritos avant de me rendre au vidéo 20/20 puis au restaurant Patio Vidal. Digestion aussi « épique » que la plupart des tounes d’Avec pas d’casque.

Avec popcorn

En entrant, on nous offre un popcorn que je suis incapable de refuser malgré le trouble qui règne dans mon estomac; je le noie d’une Boris tiède, commanditaire du festival. Fidèles à eux-mêmes, les gars vont doser juste; entrecouper leurs pièces puissantes d’anecdotes mignonnes. Comme d’habitude, ils sont bien assis sur leurs petites chaises en bois. Mais aujourd’hui, ils sont dans l’entrée d’un immense club vidéo aux couleurs pastel. La tête des quelques personnes qui viennent véritablement louer un film vaudra amplement le prix du billet.

Mon coup de cœur de cette première moitié? « Comme dit Dom », une chanson qui  illustre bien à quel point « La marde triomphe ». Ô malheur, cette chanson n’a jamais été endisquée… comme toutes les chansons qui ont été présentées au 20/20, jouées en exclusivité pour les 50 places limitées d’un spectacle Deluxe edition.

La poutine sur le sundae

-          Ça va bien, Laval?

-          Ouéééé!

-          C’est pas ça qu’on voit dans les journaux!

C’est à côté, dans le restaurant typique d’une bonne fin de soirée que le quatuor a présenté sa deuxième partie, melting pot des airs que, cette fois, nous connaissions tous. Le sympathique groupe folk gatinois Quoi qu’en diront les médias ouvrait le bal, et à vrai dire, BangBangBlog en a pas grand-chose à dire. On me chuchote à l’oreille, en pouffant : « Mais oui, dis que le chanteur ressemblait à Boom Desjardins! », mais la dernière fois que j’ai candidement dit ça à quelqu’un, ça s’est plutôt mal terminé.

C’est vrai, c’était magique. En quittant, je n’avais même plus mal au ventre. Il faut dire que la poésie de Stéphane Lafleur a de quoi béquer le bobo. Oh, et mention spéciale à la performance impressionnante du Décolleté de de la serveuse du Patio Vidal.

(Au programme, ce soir : les Dales Hawerchuck dans une buanderette. Et dire que j’avais connu le Festival Diapason comme un concours d’amateurs où  sont reines reprises d’idoles déchues et compositions maladroites.  J’y avais d’ailleurs vu, il y a quelques années, un David Giguère adolescent balbutier ses premières métaphores sur la cocaïne. Il n’avait pas gagné.)

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La taupinière

Remous terreux majoritairement littéraires.

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