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La taupinière

Les perruches sont cuites à point

Mélanie Jannard
17 juin 2010

Dans le cadre du festival Fringe, l’Arrière-train présente au théâtre MainLine son adaptation des Perruches sont cuites, un recueil de nouvelle de Charles Bolduc paru chez Leméac en 2006.

La semaine passée, je cherchais des vieilles critiques (pourquoi, j’en sais rien) de ce recueil qui restera sans doute un de mes coups de coeur longtemps. Les perruches sont cuites sur Google et hop, on m’apprend que le texte sera joué quelques part la semaine suivante. Timing is my middle name.

Sans danger de salmonelle

C’est un recueuil excellent que nous a livré Charles Bolduc il y a déjà trop longtemps sans donner de nouvelles. C’est aussi l’avis de François Morin et de Nicolas Gendron, qui ont décidé de faire revivre cette oeuvre autrement : dans une mise en scène simple mais efficace, soulevant quelques incompréhensions (pour ne pas dire « what the fuck » – je pense ici à l’utilisation d’un cellulaire ou quelque chose du genre pour les effets sonores) au passage comme le théâtre émergent se doit de le faire. Les deux comédiens, interprétant le personnage de Charles tour à tour mais en réponse à l’autre, ont choisi quelques nouvelles, les plus théâtrales, parmi le recueil. En une demi heure, le désespoir, le doute, le quotidien, cette crise existentielle du jeune adulte fraîchement pressée d’une fine sélection ont été bien rendus et ce, avec deux comédien, un technicien, quelques babioles et une douzaine de plumes. 

On est sortis de là en réfléchissant, certainement, à l’amour ou autres choses désabusantes. Mais aussi en espérant qu’on ait donné l’envie à l’auteur de nous repondre (sans jeu de mot) quelque chose bientôt. Ceux qui n’avaient pas encore  lu le livre ont tout autant semblé apprécier le superbe malaise omniprésent de la plume de Bolduc, concrétisé par l’Arrière-train. Les perruches étaient cuites. À point.

Toujours dans le cadre du festival Fringe, la pièce Les perruches sont cuites est présentée vendredi à 20 h 30 ainsi que dimanche à 16 h 45 au théâtre Mainline situé au 3997 rue Saint-Laurent. Les billets sont en vente au coût de 7 $ à la porte ou sur Internet. Le recueil de Charles Bolduc est toujours disponible en librairie.

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La taupinière

Remous terreux majoritairement littéraires.

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