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La taupinière

Nunuche un jour, Nunuche toujours

Mélanie Jannard
14 juin 2010

On a remarqué la cyber-présence d’une certaine « Nunuche » sur les réseaux sociaux ces derniers temps. Il s’agit du produit d’Élise Gravel, Nunuche magazine, dernièrement publié chez La courte échelle.

Mon ami jet-set et moi avons eu la chance d’assister au lancement qui n’aurait pu se tenir ailleurs qu’au fameux Candi Bar, sur Mont-Royal. Entre une gorgée de slush et une bouchée de cupcake, l’auteure nous présentait son projet avec fierté.

Humour plastique

La fameuse photo de la mannequin sur la couverture , par John Londoño, reflète bien le contenu du magazine. Ce look d’un esthétisme impressionnant qui n’est vrai qu’en surface.  Publicités à faire baver les agences, articles saugrenus, entrevues hilarantes, horoscope douteux… on aura beau donner tous les adjectifs du monde au contenu de Nunuche, tout est faux de la première à la dernière page. Une grosse blague, aussi plastique que la chirurgie qu’on tente – ironiquement, bien entendu – de nous vendre. Oui, Nunuche est une parodie des magazines féminins et autres moules de poupée Barbie pour adultes. Qu’elle le veuille ou non, même la pire des fashionista rira en la lisant, au grand risque de précipiter l’apparition d’une ride.

Too much?

 Alors qu’on aurait pu craindre un discours féministe qui tape sur les nerfs, Élise Gravel et ses accolytes Catherine Lepage (à la direction artistique, chapeau), Caroline Allard, Stéphane Dompierre, Francis Desharnais, Sharon Grehan-Howes et Sophie Massé on su bien doser l’affaire. Le style parodie, qui est quand même assez déjà-vu, reste très drôle et très frais, parfois teinté d’un humour gris, quand même pas noir. Puis, on m’a beaucoup parlé du coût. Quinze dollar pour ce qui a tout l’air d’une revue à laquelle on s’abonne pour l’année à ce prix, un sac de plage parfumé en prime. C’est vrai, ça peut sembler cher, mais le travail derrière ces pages le justifie cette haute littérature. On attend le deuxième numéro. En passant, Élise, si tu te cherches une nouvelle collaboratrice…

http://www.nunuchemagazine.com/

 

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La taupinière

Remous terreux majoritairement littéraires.

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