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La taupinière

Chinatown à Sherbrooke : un titre sans comparaison à Beau dommage*

Mélanie Jannard
14 mars 2010

« Ça sentait l’Orient » le week-end dernier à Sherbrooke. Après avoir fait la visite de quelques salles de spectacles du coin, voilà que la formation Chinatown s’arrêtait au Boquébière pour une premiere fois.

J’avais vu Chinatown l’été dernier, au feu Téléphone rouge, dans le cadre du festival Off du Lac. Malgré le public plutôt épars, le groupe m’avait convaincu, mais mes souvenirs étaient flou. Bonne occasion de laisser la besogne de côté pour sortir clarifier la chose.

Proximité agréable

« On est tellement proches! » s’exclamait une demoiselle avec frénésie, après que les musiciens aient rassemblé les gens devant la petite scène de la microbrasserie. Même si les petites salles ont toujours cet avantage de faciliter la proximité artistes-public, il ne faut pas enlever aux gars de Chinatown le mérite qu’ils ont de garder cette forte complicité : ils savent bien le faire. Ils ont joué les pièces tantôt plus mélancoliques, tantôt plus dansantes de leur Cité sous les yeux doux des inconditionnelles et l’étonnement des nouveaux, qui laisseront peut-être échapper un « Ça sonne en c**** », comme pour parler d’un show de death metal.

Comédie musicale

Toujours théâtrale, mais jamais trop (et j’avoue être devenue irritable côté petites mises en scènes et autres singeries), leur performance aura sans doute surpassé les attentes de plusieurs. « Je chante les yeux fermés », répondait le chanteur et clavieriste du groupe au fleurs qu’on lui lançait à la sortie du bar. Et c’est vrai. Ils chantent tous les yeux fermés. Mais ils ont de bons textes, ils sont souriants (mention spéciale au batteur) et ils aiment Sherbrooke. Pour douze dollars, ce n’est pas si mal.

Bien malgré moi, je n’ai toujours pas appris à danser au Boquébière. J’ai toutefois appris en le quittant que de *comparer Chinatown à Beau dommage pour la simple et bonne raison que leurs harmonies vocales égalent celles de Rivard et sa bande n’était peut-être pas une si bonne idée, finalement… Mais ce qui se dit à Sherbrooke, reste à Sherbrooke.

[Photo: Vincent Faucon]

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Remous terreux majoritairement littéraires.

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