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La taupinière

Adamus, ou ma dépression post Téléphone

Mélanie Jannard
10 février 2010

Il était de passage au feu Téléphone rouge l’automne dernier, Bernard Adamus était de retour à Sherbrooke samedi. Au Boquébière, cette fois, microbrasserie de la Wellington Nord qui semble vouloir prêter son toit à une partie des concerts qui se retrouvaient à la rue.

Je me souviens, cette automne, avoir rattrapé mes lectures sur BangBang en me disant « On dirait qu’on parle juste de Bernard Adamus. Je vois pas ce qu’il a de fantastique. Il me semble que c’est trop. » Il fallait que j’y ajoute mon grain de sel, j’imagine.

Un sous-titre sans jeu de mots avec « brun »

Fashionably late, j’étais des dernières personnes à pouvoir entrer.  Je note: « Adamus attire du monde en tah. » Pour le reste, les observations pertinentes que j’aurais pu relater relater ici n’en seraient pas vraiment :  j’ai écouté le spectacle plus que je l’ai regardé, sur la pointe des pieds avec ma pinte de rousse, derrière une foule certainement trop dense pour la grandeur de la salle. Certes, le style « crotté gentil » d’Adamus a quelque chose d’amusant et sa musique, d’agréable (d’ailleurs, chapeau aux musiciens, que je pouvais parfois entrevoir pendant le spectacle), mais le phénomène me laissera encore une face de point d’interrogation. C’est correct. C’est générique. J’affirmerai toutefois avoir apprécié davantage mon écoute en live que sur CD et avoir eu plusieurs chansons dans la tête les jours suivants. Oh. Acapulco. Si son heure de gloire dure encore, je réassisterai même à son concert. Et je laisserai tomber le fashionably late. Aux shows de Bernard Adamus, personne qui soit fashion

Une justification en italique sans soucis du style

Vous aurez remarqué que la critique précédente n’en est pas une. Il s’agit d’un texte trop court teinté d’un manque d’enthousiasme que pourraient expliquer l’intérêt chancelant, le sujet surchauffé et surtout, la dépression post Téléphone. Je ne suis plus moi-même. Je vais voir Pierre Lapointe vendredi. Sans blague, le sujet a été abordé sur BangBang et je suis, comme plusieurs, très touchée par la fermeture de mon bar-spectacles préféré.  Je ne ferai aucune énumération des groupes qui y sont passés ni de tops 10 des moments que j’ai préférés. Je ne blâmerai rien ni personne, non plus. Je ne pourrai qu’espérer, comme vous, que la vitrine sur la musique émergente qu’à su bâtir l’équipe du Téléphone rouge garde la forme. Qu’elle trouve à s’étendre ailleurs, ici à Sherbrooke.

Pas encore de commentaire.

La taupinière

Remous terreux majoritairement littéraires.

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