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La taupinière 2.0Dumas sonne les vieilles clochesMélanie Jannard20 janvier 2010
Ces derniers temps s’annononçaient plutôt calme côté spectacle. (À ce sujet, je vous invite à lire l’article de Matthieu Petit concernant le sommeil du Téléphone rouge, duquel je ne vous donne fort malheureusement plus de nouvelles ces temps-ci.) Mais voilà enfin mon premier concert depuis mon retour en territoire estrien : Dumas au Vieux Clocher [de l'Université] de Sherbrooke le week-end dernier, avec Boni Suba en première partie. « C’est quoi, ça? Ha, ça doit être sur un de ses 93 albums que je n’ai pas achetés. » Non, je ne suis pas une fan finie de Dumas, son visage ne tapisse pas les murs de ma chambre, non plus, mais j’aime bien et j’admettrai qu’il a plus de hits que je ne le croyais. Et Boni Suba aussi, ils ont des hits. Le saviez-vous? Rêver d’être grand « Dumas a des couilles » pour choisir un groupe si différent pour faire sa première partie! » affirmait le chanteur du sympathique sextuor. Loin de moi l’idée de vouloir remettre sa masculinité en doute, mais il est surtout membre de La Tribu comme Boni Suba, qui lançait son premier album en novembre dernier, a su réchauffer la salle bien remplie avec ses pantalons tights, son énergie (canalisée dans deux membres sur six) et ses chansons plus rock ou plus hip-hop, tantôt engagées, toujours gentilles. D’ailleurs, les membres dédiaient leur succès radio Kicked Out, « une chanson d’espoir pour un peuple qui en a de besoin », soit celui d’Haïti pour qui ils verseront la moitié des sous amassés lors de la vente de leur album sur place. Des bens bons p’tits gars! Laisser sa trace (facile jeu de mot) C’est sans surprise que des cris de jeunes – et jolies, semble-t-il – jeunes filles jonchées à l’avant de la salle annonçaient l’arrivée sur les planches de celui qui a été des plus productifs dans le domaine au cours de la dernière année. Steve Dumas, bien épaulé par ses trois complices, a fait lever la foule qui délaissa vite sa ronde table et sa bière tranquille pour aller chanter par coeur (en choeur) devant la scène. Quatre-vingt-treize albums en une seule et même année pour l’artiste; voilà qui en fait beaucoup à présenter. Le spectacle a donc duré un bon deux heures, se terminant de rappel en rappel, au grand plaisir des admirateurs de l’auteur-compositeur-interprète et surtout, de ses admiratrices. Fidèle à lui-même, il a livré sa marchandise agrémentée de visuels amusants, changeant le rythme de certaines chansons le tout sans anicroche… ou presque, excluant sa légère chute sur scène, événement qui fera souvent l’objet d’autodérision au cours du spectacle alors que peu de gens l’avaient même remarquée. Un peu embarrassé, Dudu? Même s’il répéta ô combien l’ambiance du Vieux Clocher est toujours aussi intime, il faut dire qu’il était bien rempli et que l’artiste assurait la première représentation officielle depuis que l’Université de Sherbrooke a acquise la salle, où les murs ne sont toujours pas peints en vert et or. Dumas poursuit sa tournée avec Boni Suba partout à travers le Québec. Vous pouvez lire une entrevue avec le bel homme par Julie Ledoux dans les archives, de même que chez mon ami qui blogue trop sporadiquement. Le BangBangOTest avec Boni Suba, lui, est là.
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