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La taupinière

À chacun son rideau

Mélanie Jannard
10 janvier 2010

À quelques jours de Noël, je recevais une commande fort attentdue : quelques livres, dont le tout dernier de l’écrivaine Élise Turcotte et de l’illustrateur Daniel Sylvestre : Rose, derrière le rideau de la folie, paru chez La courte échelle.

Ce livre a été lancé au Salon du livre en novembre dernier (tellement 2009!), mais permettez-moi de remettre mon blogue sur la map en vous en glissant un mot. Et comme je suis pleine de préjugés, je crois que la grande majorité des lecteurs de BangBang détèstent la poésie. Ce livre n’est pas pour vous, à moins que.

Internement poétique

Rose est à l’hôpital, sur l’aile psychiatrique. Elle a 14 ans, « voudrait être une personnage buvant un verre de punch dans un film de Sofia Coppola » ou « peindre d’aussi beaux tableaux que Frida Kahlo. » C’est son  scrapbook que nous avons entre les mains, qui nous permettra de réussir à voir ce qui se passe nons seulement de l’autre côté du rideau, mais surtout dans la tête d’une jeune fille souffrante. Loin du journal d’Ani Croche (désolée pour les fans, sachez toutefois que ladite série vient d’être rééditée), ce sont des poèmes bien décousus, saccadés, inspirés par les sôchi japonais qui reflètent les états d’âme de l’adolescente.

En noir et Rose

Présentés dans un format qui ressemble davantage à l’album qu’au roman, les écrits de Rose se lisent à travers des collages et gribouillis, une plume colorée malgré une thématique très sombre. Bien que le livre s’adresse à un public de douze ans et plus, il faut savoir que les poèmes du personnage d’Élise Turcotte  ne tombe pas dans le gentil-gentil. Certes, certains clichés de l’adolescence rebelle et incomprise peuvent agacer à première lectures les adultes qui se ressaisiront assez rapidement : « **** qu’on est déjà passés par-là ». Chef d’oeuvre pour les jeunes et les moins jeunes, Rose, derrière le rideau de la folie est aussi une introduction agréable pour les dédaigneux du genre qui voudraient regoûter à la poésie, apprêtée différemment. Et hop, un livre de plus sur la pile « à relire ».

rose

 

Un commentaire
  • Mireille
    11 janvier 2010

    Ça a l’air très bon (parce que c’est très beau) et ta critique me confirme mon jugement-de-couverture. Je vais probablement me le procurer bientôt!

La taupinière

Remous terreux majoritairement littéraires.

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