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La taupinière

Pépé goes reprises

Mélanie Jannard
3 novembre 2009

J’étais à Sherbrooke (encore, oui) à des fins professionnelles (euh, oui) la semaine dernière. J’ai donc profité du séjour payé par la job pour arrêter voir Pépé et sa guitare/goes Français au Téléphone rouge. « L’entrée est quinze piastres, ça va sûrement être bon. »

Sans blague, je ne suis pas la plus grande fan du personnage. Mais bon, c’est drôle, c’est amusant. J’allais aussi pouvoir fraterniser avec des « collègues » comme Étienne (le pauvre, il a une pierre au rein, allez le réconforter sur son blogue) et les vieux de CFAK. Ce n’est donc pas sans le moindre intérêt que je me suis rendue au bar, et au contraire, j’avais bien hâte de voir à quoi ressembleraient les chefs d’œuvres de Joe Dassin et de Julien Clerc de la bouche d’un Québécois plutôt de souche.

Sylvain, une muse

« On est bien content d’avoir gagné un trophée sans avoir fait un disque de duos ou de reprises » disaient les gars de Numéro# en recevant leur trophée à L’Autre gala, petite pointe sarcastique à mon avis trop redondante pour être efficace. C’est bon, je pense qu’on a fait le tour : après Sylvain Cossette, Boom Desjardins et autres Fred Pellerin qui-souille-nos-souvenirs-avec-une-version-trad-d’une-toune-de-Passe-Partout s’ajoute Pépé… La liste noire de ceux qui s’approprient d’anciens hits! Mon idée : et puis? On oublie que dans certains cas, c’est même meilleur réchauffé.

Quarante-cinq minutes au micro-ondes

Je n’ai vu personne rouspéter à propos de l’anti-innovation de ses propos et de la musique du band qui accompagnait sa guitare ce soir-là. Les gens étaient heureux, ils ont dansé et chanté sur Comme un garçon, Pour un flirt, Salut les amoureux, et autre Femme libérée  qui provoquent les « c’est ma touuuuuune » inconditionnels. Si certains ont perçu le nouvel album de l’auteur-compositeur-interprète comme un « pied de nez » aux nombreux disques de reprises,  je n’y crois pas vraiment. Il l’a fait parce que ça lui tentait, c’est tout. Peut-être même pour être populaire et faire de l’argent! Mon idée : et puis? Toujours plus rock mais jamais déstructurés, les succès bien rendus par le sympathique bonhomme nous ont gardés en vie le temps qu’il le fallait. Certes rien d’avant-gardiste, mais douillet et réconfortant : Pépé goes Français est un Kraft Dinner d’hier auquel on a ajouté une nouvelle sauce et même, des saucisses à hot dog.

pepe-album

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La taupinière

Remous terreux majoritairement littéraires.

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