BangBang : bangbangblog.com

La taupinière

Streetlights sur Québec

Mélanie Jannard
27 septembre 2009

Après s’être fait refuser l’accès douze fois pour d’obscures raisons, mon Photographe (notez la majuscule) et moi avons finalement pu entrer au Dagobert voir de quel bois ça se chauffe, un Streetlight Manifesto.

J’avais eu vent d’un show fantasmagorique à Montréal la veille, des « j’espère que t’es en forme, t’auras pas une seconde pour reprendre ton souffle », mais ne savait pas trop à quoi m’attendre pour un show ska à Québec, événement pour quoi la promotion s’est faite plutôt discrète. À ma grande surprise, le line-up devant le night-club / bar à spectacles s’allongeait sans cesse sur Grande-Allée. Une file d’attente hétérogène, des prépubaires qui se font virer de bord à la porte aux vieux fans de Catch 22, des punk rock princesses à l’étudiante au doc en psycho.

Si j’étais un band, je m’appellerais « La première partie »

Au look très « Converse All-Star », le trio Broadway Calls ouvrait le bal. Visiblement le meilleur band d’une école secondaire, quelque part aux États-Unis, qui s’en est bien tiré. Un punk rock gentil mais pas trop, avec des airs de All-American Rejects rebels qui ne commence pas mal la soirée. Mais avis aux – nombreux – musiciens qui crachent sur scène : non, ce n’est pas « rock », ce n’est pas « roll », c’est juste dégueulasse.

Puis entre sur scène… ma sœur..? Mais non, c’est le chanteur de Outernational! L’attitude incroyable du spécimen à la longue chevelure bouclée et aux pantalons de cuir aura fortement contribué à faire du groupe new-yorkais mon coup de cœur de la soirée. Un mélange harmonieux de vieux rock, de reggae et de ska. Si Outernational reste dans l’ombre après cette tournée nord-américaine, je déclare le monde sourd, aveugle, idiot. Authentique comme le membre d’un band pas signé, le claviériste / trompettiste nous racontait à l’entracte: « Je suis trop pauvre pour être ici, dit-il en pointant la rue la plus club-med de Québec, les gars de Streetlight Manifesto sont cool, ils nous donnent de la bouffe. » Chose certaine, les gars de Streetlight Manifesto avaient de la pression.

Manifestement, en feu

Je pense que je n’avais pas été aspirée par une foule aussi dense, humide et turbulente depuis Rancid en 2006. (Certains se souviendront de cette fois où je me suis faite empaler par un mohawk, ce qui a valu un malaise à Lars.) Ce n’est pas peu dire. Malheureusement, je n’ai pas noté chacune des pièces jouées et un (!) groupie a volé la set list avant moi, mais je peux vous dire que la performance de Streetlight Manifesto n’avait rien de semblable à celles qu’on a pu voir jadis en première partie de Reel Big Fish. En feu, très présents et surtout visiblement contents d’être là, les gars ont joué une heure de gros hits back à back, au grand bonheur d’un nombre exagéré de personnes qui s’étaient dit « tonight is the night » et se balançaient par-dessus la foule. Il me semble que le bodysurfing perd de son intérêt quand tout le monde y va chacun son tour, mais ça, c’est peut-être juste moi qui n’est pas assez « rock », ni « roll ». Finalement, c’est quelques livres de sueur en moins qu’on sortait du bar au compte-goutte, devant les regards ahuris des douchebags qui entraient clubber à l’étage du haut. « Ça sent le crisse ici… » C’est parce que le ska est mort. Ha-ha.

 Je termine en vous présentant mon pote Alexandre Julien. C’est celui qui m’accompagnait pour prendre de jolies photos. En voici quelques-unes. Enjoy!

 

4 commentaires
  • RochVoisine
    27 septembre 2009

    Je t’aime

  • André Péloquin
    28 septembre 2009

    Fort, très fort.

  • Twitted by melanielataupe
    28 septembre 2009

    [...] This post was Twitted by melanielataupe [...]

  • Soeur
    7 octobre 2009

    Je suis nulle part.

La taupinière

Remous terreux majoritairement littéraires.

RUBRIQUES

Blogoliste