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La taupinière

Un Navet de plus dans la navetière

Mélanie Jannard
23 septembre 2009

« Écoute le nouveau Navet Confit en boucle depuis trois jours et essaie de l’expliquer avec des mots. » C’est ce que j’écrivais hier sur Twitter. Pour la sortie du LP3 / Papier-Vampire, j’ai trouvé quelques lignes à vous gribouiller.

J’ai pris la critique à ma charge, sachant très bien que je suis vendue d’avance. J’adore Navet Confit, je frétillais comme un poisson dans son lit d’eau à l’idée de recevoir le nouvel album. Toutefois, avec le plus grand professionnalisme amateur dont je sais faire part, je tenterai de jouer l’objective.

Et si on jouait à se tuer / moi je veux bien / tu me tuerais en premier / moi je te tuerai juste après / et on pourrait recommencer / jusqu’à ce qu’on soit morts
(Jouer à __ _____)

Les chefs d’oeuvres d’un Navet

Sur le LP3 / Papier-Vampire, Confit nous sert 12 nouveaux titres comme un excellent coquetel sanguin dans un verre à Martini, un dosage juste et bon de mélodies accrocheuses (Les chansons, 4 jours par semaine), de douce innocence (Plastique à la cerise, Le goût de l’essence) et de rock (Lalalala, Le bébé dans la boîte), de coups de foudre rationnels (Denise), le tout avec un soupçon d’électro. Rien de bien déroutant, sinon que notre Edward Cullen va jusqu’à se dénuder, nous présentant un côté plus sensuel (Comme un poisson dans l’autre) qui nous est moins familier, qui nous rappelle qu’il y a bel et un homme derrière cette voix canardesque. Avec sa mélodie et ses paroles plutôt noires, Demain la tempête clos Papier-Vampire pertinemment, dans un déséquilibre parfait; celui dans lequel Navet Confit nous met à l’aise.

L’amour rend aveugle, oui mais

Si certains appréciaient davantage le flou et l’incohérence des textes du légume, il faut savoir que ceux du LP3 semblent plus narratifs que ce qui s’est fait auparavant, sans toutefois tomber dans le concret absolu. Navet écrit toujours avec la finesse qu’on lui reconnaît, l’absurde qui ne tombe jamais dans le comico-comique. Il continue de nous livrer ses paroles en prose qui laisseront un peu bouche-bée aux premières écoutes, de par la couleur des images qu’elles dessinent. Je ne peux certainement pas prédire ce qui s’en vient, mais j’ai l’audace de certifier le LP3 / Papier-Vampire comme étant « mon » album de l’automne.

Montréalais, Navet Confit et ses Dauphins offrirons un spectacle de lancement ce vendredi le 25 semptembre à la Sala Rossa. Ils seront aussi au Cercle à Québec le 16 octobre de même qu’au – belovedTéléphone rouge de Sherbrooke le 11 novembre.

lp3_22sept

 

 

4 commentaires
  • Twitted by melanielataupe
    23 septembre 2009

    [...] This post was Twitted by melanielataupe [...]

  • emsi
    24 septembre 2009

    C’est gênant de commenter avec les pubs de Bonsound qui se promènent dans l’écran…

  • Etienne Dubuc
    25 septembre 2009

    Avec tout cet enthousiasme de ta part,je vais peut-être essayer d’insérer ça dans la liste des 10 000 disques que je dois écouter. Sérieusement l’automne 2009 est pas sain pour les mélomanes!

  • [...] avez lu la critique du disque signée Mélanie Jannard, voici maintenant le BangBangOTest de Navet Confit, l’artiste derrière LP3. Premier constat: [...]

La taupinière

Remous terreux majoritairement littéraires.

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