BangBang : bangbangblog.com

La taupinière

Ed n’y va pas avec le dos du couteau

Mélanie Jannard
21 septembre 2009

« Critiquer Ed Hardcore sur BangBang, ça se fait tu? » Si je me posais la question, la réponse devait-être « oui ». Si cette dernière phrase n’a aucune logique, Maudits!, lui, en a – presque – une.

Je fouillais les tablettes de la littérature québécoise à la recherche du dernier Edouard H. Bond. Rien. Pourtant, les autres Coups de tête y étaient. Première hypothèse: « Ils l’ont pas bannis, toujours..? » Évidence: je cherche comme une taupe. Par chance, demander Ed hardcore, c’est très très cool. J’ai donc spotté le plus beau commis… un n00b qui n’avait visiblement aucune idée de quoi je parlais. Il a tout de même eu la gentillesse de me diriger vers la section « horreur ».

Fais-moi peur

Je tiens à dire que je n’avais lu aucun « roman d’épouvante » depuis les Chair de poule et les Frissons, par manque d’intérêt. (J’ai d’ailleurs essayé de relire Le pantin diabolique III dernièrement, c’était foutrement mauvais!) Peu importe, je devais lire Maudits!, juste parce que. Si j’allais développer une fascination pour le gore et les meurtres en série, ça, c’est une autre histoire. J’admettrai toutefois avoir pris un malin plaisir à relire les préambules de chaque chapitre: une brève description de serial killers « vedettes » de notre époque. Mesdames et Messieurs, le livre de Ed Hardcore est éducatif. En parrallèle, Lili, Bénénicte, Hugues, Vicky, Éric et Damien s’en vont à leur après-bal en limousine. Un crotté au casse-croûte où ils ont assouvis leur trip de bouffe leur dit de ne pas prendre le 343. Évidemment, les six jeunes ont en rien à battre, et ils ne restent pas six longtemps.

Watatatow

On avait annoncé le roman comme ça: « [...] à mi-chemin entre la série des Vendredi treize et… Watatatow », et moi, quand on me dit Watatatow, j’achète. Quand on dit corps transpercés, membres arrachés et pénis bandés, les gens achètent. (Et viennent visiter mon blogue? Allô!) Que demander de plus, donc? Des seins qui explosent comme des pastèques que l’on échappe aux golden showers purulents en pleine gueule, des anecdotes qu’on avale d’un trait en appréhendant ce qui pourrait bien arriver de pire. Et enfin, une histoire d’adolescents risibles, risiblement vrais, se rapprochant davantage des « petits crisses » de la polyvalente la plus près de chez vous que des Laporte-Carpentier.

À noter que mon côté voyeur a absolument aimé que le Ed Hardcore qu’on connaît se soit inclus dans sa propre histoire, dans le rôle du « crotté » du casse-croûte susmentionné. Entre deux haut le cœur agréables, on lit Maudits! et on se demande à quel point son auteur débile est vraiment malsain. 

maudits

2 commentaires
  • Alexis
    21 septembre 2009

    «S’t'un ostie d’fucker c’te gars là !»
    -André Péloquin

  • Ed.Hardcore
    22 septembre 2009

    Merci, ma belle.

La taupinière

Remous terreux majoritairement littéraires.

RUBRIQUES

Blogoliste